Blessures : principales causes et outils prévention

Le sport est un art et la maitrise des causes ainsi que le traitement des blessures en font partie. Plusieurs éléments peuvent contribuer à augmenter votre risque de blessure. L’idée est de considérer le maximum de ces facteurs et, advenant une blessure, la soigner le plus rapidement possible.

1. Problème de biomécanique

Déséquilibre musculaire (ratio de force de muscles antagonistes ex. biceps-triceps), articulation raide, vestiges d’anciennes blessures, manque de souplesse musculaire, etc.

Tout comme une voiture, notre mécanique doit être bonne pour optimiser les performances et diminuer le risque de blessure. Cela peut être évalué par un professionnel de la santé. On ne s’en rend pas toujours compte, mais toute blessure peut laisser des vestiges, surtout si elle n’est pas bien traitée. Par exemple, une ancienne entorse à la cheville pourrait avoir laissé vos muscles sur le côté de votre jambe plus raides et, en changeant l’alignement de cette dernière, contribuer à l’occurrence d’une autre blessure. Cela est un exemple d’élément qui peut être évalué par un professionnel de la santé et ainsi vous éviter des désagréments sportifs.

2. Mauvaise préparation-progression

Le corps humain a une remarquable capacité à s’adapter au stress qu’on lui impose. Toutefois, lorsqu’on outrepasse cette capacité (surtout à répétition), les blessures peuvent apparaitre. Il est tout à fait louable de se fixer des objectifs sportifs ‘osés’, mais il faut demeurer ‘sportivement raisonnable’. Votre corps vous lancera des messages si vous êtes trop exigeants : douleur pendant et après l’activité, raideur le lendemain. L’idéal est d’être conseillé par un entraineur expérimenté afin de tenir compte de plusieurs facteurs importants : votre ‘bagage sportif’, vos objectifs, temps d’entrainement disponible, etc.

Il est préférable de prendre deux semaines de plus à atteindre votre objectif que d’être arrêté 4-6 semaines à cause d’une blessure sur manque de progression à l’entrainement (cela aide parfois à ne pas se laisser –trop- emporter par le tourbillon d’endorphines que nous offre une séance de sport).

3. Matériel inadéquat – mauvais positionnement

On ne parle pas ici d’avoir le tout dernier vélo haut de gamme avec composantes ultra technologiques. On parle d’avoir l’équipement adéquat pour vos besoins et vos objectifs personnels. Par exemple, de bonnes chaussures pour la course à pied, un type de vélo adapté à votre ‘style cycliste’. De plus, il ne faut pas sous-estimer l’importance d’un bon positionnement sur le vélo. Nous avons tous un corps unique, avec des variations anatomiques et des proportions différentes. Un bon positionnement vous offrira plus de confort lors de vos sorties, optimisera l’utilisation de chaque groupe musculaire et diminuera les chances de sous ou des articulations. Ce service est offert à différents endroits dans la région de Québec (boutiques de sports ou cliniques de physiothérapie).

4. Échauffement

« On entend par échauffement toutes les mesures permettant d’obtenir un état optimal de préparation psycho physique et motrice (kinesthésique) avant un entrainement ou une compétition, qui jouent en même temps un rôle important dans la prévention des lésions ». (Jürgen Weineck, médecin du sport)

L’échauffement est impératif. Il permet d’augmenter la température corporelle et de préparer globalement l’organisme à l’effort. L’échauffement doit être progressif, d’une durée d’au moins 15 minutes et adapté au sport que l’on pratique. Par exemple, si vous allez courir, il sera intéressant de faire quelques éducatifs (talon-fesse, genoux hauts, etc.) et un jogging léger avant votre sortie. Pour une sortie de vélo, moulinez plus lentement au début en augmentant la cadence et la résistance progressivement. À la fin de votre échauffement, vous devriez vous sentir prêt à offrir votre meilleure performance. À noter que dans l’échauffement, les étirements passifs (exemple maintenir un étirement de la cuisse pendant 30 secondes continues) sont à éviter. Vous devriez prioriser des étirements balistiques (c.-à-d. en mouvement comme balancer la jambe d’avant-arrière) et les gestes sportifs (exemple sprints-arrêts brusques si vous vous préparez à jouer au soccer).

5. Récupération

Cela fait partie de l’entrainement! Le temps de récupération dépendra encore de vos objectifs, de votre horaire, de l’intensité de vos entrainements, etc. Vaut mieux se faire conseiller!

Pour les ‘drogués d’endorphines’ qui ne peuvent se passer de sport une journée, tentez de trouver une activité de repos actif, par exemple une petite baignade, et pas 5 km de nage.

Rappelez-vous qu’il est impératif d’identifier la cause principale de votre blessure (et non pas seulement la panser) afin d’éviter sa récurrence. Un professionnel de la santé peut vous aider rapidement à identifier cette cause et ainsi vous guider vers un traitement optimal de votre problématique. Il coûte moins cher (en temps et en argent) d’investir dans le préventif que dans le curatif!

Bonne course-roule-nage-bougeotte! 🙂

Stéphanie Tapp, physiothérapeute
Groupe EffiScience, succursale Charlesbourg
(418) 623-8114

www.groupeeffiscience.com

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